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Handiscol

 

Handiscol est un plan français lancé conjointement en 1999 par le ministère de l'Éducation nationale et le ministère de l'Emploi et de la Solidarité afin de développer l'accès à l'éducation pour les enfants handicapés.

Depuis, la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 a donné obligation à la totalité des établissements scolaires d'accueillir les enfants handicapés qui le souhaitent.

www.education.gouv.fr/la-scolarisation-des-eleves-handicapes

 

Ecole et aides techniques

Des aides techniques pour différents handicaps

 

 

 

1) Des aides à l’intégration des élèves déficients moteurs

 

 

Dans l'intégration scolaire d’un jeune handicapé moteur, l'informatique sera un outil transversal pouvant être utilisé dans toutes les activités pédagogiques tant à l’école qu’à la maison.

 

On pourra lui trouver un usage dans l'enseignement des disciplines elles-mêmes, c'est la fonction tutorielle qui pourra contribuer au soutien et à l’entraînement individualisé de l’élève handicapé, mais elle sera cependant utilisée essentiellement dans des usages de type supplétif et augmentatif (facilitation de l'autonomie et de l’efficience de l'élève ou du travail du professeur).

 

1° L'informatique pour faciliter l'autonomie de l'élève dans le suivi des activités pédagogiques

 

A l’école, au collège ou au lycée, l’élève handicapé moteur doit pouvoir bénéficier d’aides informatiques adéquates pour accéder à l’information, pour s’exprimer par écrit, pour réaliser des représentations graphiques d’un minimum de qualité et pour s’exprimer oralement quand il n’a pas l’usage de la parole. La bonne réalisation de ces objectifs suppose un accès adapté aux fonctions et outils couramment proposés par tout dispositif informatique.

 

Avant tout, il est hautement souhaitable de mettre à disposition de l’élève handicapé moteur un ordinateur ceci de façon quasi permanente surtout s’il est handicapé des membres supérieurs et d’établir ou de maintenir une continuité d’équipement entre les outils de l’école et les outils de la maison, afin de préserver la cohérence des aides technologiques. Dans cette perspective, le choix d’un ordinateur portable peut s’avérer pertinent.

Pour accéder aux fonctions de l’ordinateur, selon son déficit moteur, l’élève peut avoir besoin :

 

    - d’un substitut à la souris adapté à ses difficultés motrices : trackball*, trackpad*, joystick*, souris à la tête, souris-clavier…,

 

 

    - d’un clavier adapté : guide-doigts*, claviers modulaires grands ou petits, clavier spécialisé *…,

    - d’un dispositif supplétif logiciel : pointage par balayage automatique de l’écran, claviers virtuels*, systèmes de glossaires par abréviations, systèmes prédictifs d’aide à la saisie*.

 

Il peut aussi utiliser les options d’accès fournies avec la plupart des systèmes d’exploitation

 

Pour s’exprimer par écrit, l’écriture manuscrite des élèves handicapés des membres supérieurs, dont le déficit est stabilisé ou évolutif, est souvent difficile à produire par l’enfant et souvent difficile voire impossible à lire par l’enseignant. L’usage de l’ordinateur apporte aujourd’hui souplesse, confort de travail, qualité esthétique et économie d’effort. On peut écrire mieux, plus vite, avec moins d’effort et donc plus longtemps… Ce qui est très important dans une situation d’intégration surtout dans le second degré.

 

L’élève handicapé moteur utilisera très généralement un traitement de texte classique (livré avec l’ordinateur donc sans surcoût) complété éventuellement d’un dispositif d’aide à la saisie. Le poste informatique sera bien entendu pourvu d’une imprimante.

 

Pour tracer, selon le niveau de la demande pédagogique et les possibilités de l’élève, on pourra proposer :

    -des outils généralistes de dessin inhérents aux principales suites bureautiques*

    -des logiciels didactiques spécifiques (ateliers de géométrie ou de mathématiques), et des outils d’expression artistique (tablette graphique + logiciel reproduisant virtuellement les outils et supports traditionnels : papiers et toiles, pinceaux, craies, feutres, plumes etc).

 

Pour s’exprimer oralement si l’élève est privé de langage parlé, on pourra envisager l’utilisation de dispositifs de synthèse vocale*, soit sous forme d’un équipement matériel dédié (on parle alors de " téléthèse de communication* "), soit sous forme d’un logiciel installé sur l’ordinateur.

 

Outre les équipements purement informatiques, il convient d’être tout particulièrement attentif avec ces jeunes handicapés à la bonne adaptation du mobilier, à l’ergonomie et le confort du poste de travail afin d’augmenter l’efficience et de diminuer la fatigue de l’élève. Cette adaptation du poste de travail doit être menée avec le soutien technique et médical des ergothérapeutes.

 

2° L'informatique pour préparer des documents pédagogiques adaptés

 

Intégrer un élève handicapé moteur suppose pour l’enseignant d’accueil de préparer des documents et des activités adaptés répondant aux critères du projet pédagogique individualisé. Dans le cas de troubles neurovisuels associés au déficit moteur, l’enseignant devra attacher une grande importance à la lisibilité des documents écrits proposés.

L’usage d’une photocopieuse agrandisseuse, celle du C.D.I. par exemple, pourra s’avérer utile. L’enseignant devra parfois augmenter l’interlignage ou l’espacement des mots d’un texte sans agrandir le corps des caractères pour le rendre accessible à l’élève intégré. Dans ce cas, il conviendra de recourir à la fois au scanner et à d’un logiciel de reconnaissance optique des caractères pour saisir automatiquement le document, puis à l’ordinateur pour adapter le document à l’aide d’un logiciel de traitement de texte ou de publication assistée par ordinateur (P.A.O.).

 

Pour l’élève intégré présentant une paralysie des membres supérieurs, il peut être nécessaire de préparer des séquences de soutien adaptées tant au niveau des contenus scolaires qu’au niveau des possibilités motrices. Le travail de l’enseignant peut être facilité par l’utilisation de logiciels générateurs d’activités pédagogiques adaptées.

 

2) Des aides à l’intégration des élèves déficients visuels

 

 

Dans l'éducation de jeunes enfants déficients visuels ou aveugles, l'informatique est également un outil transversal pouvant être utilisé dans toutes les disciplines. On peut lui trouver un usage dans l'enseignement de la discipline scolaire elle-même, c'est la fonction tutorielle de l'informatique. Elle est cependant utilisée là encore essentiellement dans des usages de type supplétif ou augmentatif (facilitation de l'autonomie de l'élève ou du travail du professeur).

 

1° L'informatique pour faciliter l'autonomie de l'élève

 

Pour lire et accéder à l’information:

 

Pour lire et prendre connaissance des documents en noir, les jeunes déficients visuels ont à leur disposition divers moyens relevant de techniques optiques, audiovisuelles et informatiques.

 

Pour les déficients visuels, une aide optique sous forme d’une simple loupe, de lunettes adaptées, voire d’un télé-agrandisseur* peut suffire à procurer une lecture pratiquement normale des mêmes documents que les voyants. De même, le recours à une photocopieuse agrandisseuse s’avère souvent indispensable à l’intégration de tels élèves. Si l'emploi de cassettes audio permet d’accéder facilement à un grand nombre de livres et de journaux, de nombreuses informations pédagogiques sont souvent maintenant présentées sur un support informatique comme le cédérom intégrant du texte, des images et des sons et les élèves déficients visuels travailleront donc avec un ordinateur. La lisibilité de l’écran pourra être améliorée grâce à des logiciels d’agrandissement mais l’emploi de grands écrans (19 pouces de diagonale au minimum) est fortement recommandé car il conserve une zone de travail plus confortable et plus efficace.

 

L’emploi de l’informatique se justifiera pleinement pour les aveugles dans la mesure où il faudra alors transposer pour ces élèves l’information visuelle en une information de type tactile en passant par le braille, ou de type auditif en utilisant une synthèse vocale.

 

Dans le cas d’utilisation de textes présents dans l’ordinateur ou contenus sur un cédérom par exemple, il sera très facile de les consulter directement. Le message pourra alors être présenté à l’utilisateur sous forme de braille par l’intermédiaire d’une sortie papier sur une embosseuse* ou sur une plage tactile éphémère reliée à la machine. De même le texte pourrait être lu par une synthèse vocale intégrée dans l’ordinateur. Une association des deux systèmes est d’ailleurs assez souvent rencontrée.

 

Pour du texte écrit sur papier, l’information devra par contre être extraite par l’ordinateur. Il faudra d’abord acquérir l’image avec un scanner ou une caméra numérique, puis convertir cette image en texte, c’est le rôle des logiciels de reconnaissance de caractères.

 

Il existe des appareils où une caméra lit directement le texte et le transcrit sur une plage tactile éphémère, mais la plupart des dispositifs utilisent un ordinateur associé à un scanner à plat, un logiciel de reconnaissance de caractères et une synthèse vocale ou une plage tactile braille. En outre, ces documents électroniques peuvent se substituer au support papier et grâce à la généralisation de l'Internet, l'information peut être aujourd'hui échangée aisément à distance et sans délai.

 

Pour produire des documents écrits:

 

L’écriture des déficients visuels est souvent difficile à lire, pour cela l’usage de la dactylographie permet depuis longtemps de produire des documents en noir de bonne qualité. L’informatique apporte plus de souplesse et la possibilité de passer facilement de l’écriture en noir à l’écriture en braille intégral ou abrégé*.

 

Un retour auditif par une synthèse vocale ou par une plage tactile permet à des élèves aveugles de maîtriser les outils habituels d’écriture (traitements de texte).

 

La tablette* ou la " machine Perkins* " sont maintenant de plus en plus souvent complétées par des appareils de prise de notes, de la taille d'un ordinateur portable, permettant à des élèves en intégration de saisir les cours en silence, avec plus de confort et de facilité. L’élève peut, le soir transférer ses cours sur l’ordinateur de son domicile.

 

Si les notes ont été prises en braille intégral, l’impression en noir se fait directement. Si l’abrégé a été utilisé, il faudra employer un logiciel spécifique de transcription permettant le désabrègement.

 

L’archivage des documents dans un ordinateur évite un stockage inutile de grandes quantités de documents et permet de consulter rapidement les informations essentielles.

 

2° L'informatique pour préparer les documents pédagogiques

 

Le travail de l’enseignant est lui aussi facilité par l’usage de l’informatique. Il repose essentiellement sur l’usage d’une unité complète de transcription braille intégrant un scanner, un logiciel de reconnaissance, une synthèse vocale, une plage tactile et une embosseuse.

 

À l’aide de logiciels de transcription braille, il pourra préparer rapidement un petit texte entré " en noir " au clavier et embossé sur papier braille du jour au lendemain, ou transcrire un texte précédemment tapé. La transcription se fera au choix en braille intégral, en braille abrégé, voire les deux dans le même document sans avoir à tout ressaisir.

 

L’outil informatique est aussi très utilisé pour la conception et l’élaboration de document destinés à être mis en relief, en particulier par le procédé de " thermoglonflage " (un document est imprimé sur un papier spécial - contenant des microbilles de plastique - puis chauffé uniformément, ce qui met en relief le dessin en noir).

 

3) Des aides à l’intégration des élèves déficients auditifs

 

Si l’équipement individuel du jeune et de l’adulte sourd a bénéficié dans sa fonction prothétique de la plus haute technologie (prothèses auditives particulièrement miniaturisées et performantes et implants cochléaires), il n’en est pas de même dans le domaine de l’éducation. Mis à part l’approche rééducative pratiquée le plus souvent par l’orthophoniste pour la rééducation de la parole, les technologies éducatives utilisables par et pour les jeunes sourds n’ont pas grand chose de spécifique. Les pratiques pédagogiques exploitent essentiellement les fonctions tutorielle, procédurale et surtout maintenant communicationnelle. Il n’y a donc pas " d’informatique " propre aux jeunes sourds et les logiciels spécifiques sont peu nombreux mais les pratiques informatiques générales sont particulièrement intéressantes et précieuses pour ce public de jeunes handicapés.

 

1° Pour faciliter les apprentissages.

 

Les logiciels spécifiques actuellement disponibles portent plus sur la rééducation que sur les apprentissages : ils seront donc utilisés par des professionnels spécialisés.

 

Des dictionnaires informatisés bilingues français/LSF sont récemment apparus sur le marché. Même si la langue des signes n’est pas utilisée dans l’enseignement ordinaire, ces outils seront très utiles aux jeunes sourds qui y trouveront matière à développer leurs compétences linguistiques.

 

L’ordinateur sera utilisé par le jeune sourd comme il l’est par tout élève. L’enseignant l’utilisera, associé si possible à un scanner et un appareil photo numérique, pour fournir aux élèves le maximum d’informations par écrit : cours, plans, documents, images…

 

2° Pour favoriser l’échange et la communication.

 

Le jeune sourd n’entend que ce qu’il voit. La lecture labiale est essentielle pour sa communication et de plus il ne peut prendre des notes comme ses camarades en écoutant le professeur : s’il écrit, il ne regarde plus l’interlocuteur et ne l’entend plus, ou au mieux imparfaitement. Les technologies seront donc utilisées pour améliorer la perception auditive et la communication ou apporter de façon visuelle les nécessaires compléments :

 

    - la boucle magnétique*, équipement de classe mobile, améliore l’amplification sonore pour la seule prothèse de l’élève sourd ;

 

    -la signalisation sonore pourra être doublée d’une signalisation visuelle : alarmes, sonneries diverses…;

 

    - la liaison avec les parents sourds sera facilitée par la disponibilité du Minitel dialogue fourni par France Télécom, encore qu’en ce domaine, l’utilisation d’Internet se généralise. La prochaine disponibilité de téléphones portables permettant l’accès à Internet sera d’ailleurs une véritable révolution pour les personnes sourdes qui, à ce jour, ont peu accès au téléphone.

 

Les personnes sourdes ont développé une capacité particulière à prendre l’information de façon visuelle : ce canal sera toujours sollicité et favorisé. L’audiovisuel sera chaque fois que possible associé à un sous-titrage utilisant un décodeur spécifique au jeune sourd. Des associations préoccupent de sous-titrer des films à finalité pédagogique. Si une telle disponibilité n’est pas toujours possible, un document d’accompagnement écrit sera utilement fourni au jeune sourd.

 

Le réseau Internet est déjà très utilisé par la communauté des sourds, il s’agit là d’un outil d’accès à l’information incomparable et de nombreux sites leurs sont dédiés aussi faudra-t-il faciliter autant que possible l’accès à l’Internet afin de donner à l’élève sourd intégré les moyens de se développer en exploitant toutes les ressources disponibles.

 

Ministère de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche

Direction de l'Enseignement scolaire - France