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Evaluation de la prise en charge périopératoire de l'enfant

Période pré opératoire

 

Globalement, les parents disent être bien informés en particulier sur le plan médical. Le médecin du Service confirme que les parents peuvent le solliciter pour obtenir plus de détails sur l’opération notamment sur les objectifs à atteindre.

 

Par contre, ils ont peu d’informations concernant l’organisation de la prise en charge de leur enfant et sur le nursing. Nous allons détailler ces éléments dans les deux phases qui suivent.

 

Période opératoire

 

L’accessibilité des locaux hospitaliers est dérisoire. Même lorsque la chambre est adaptée aux personnes handicapées, elle ne l’est pas pour les enfants. A l’hôpital Belle île de Metz, les baignoires et les douches sont difficilement accessibles, les changes des enfants ne peuvent se faire que sur le lit (ils ont prévu des tables de change pour bébé uniquement) et les brancards sont beaucoup trop étroits (lors d’une opération au niveau des hanches, l’enfant a souvent les membres inférieurs écartés). De plus, ce sont les parents qui se chargent de la toilette et des repas de l’enfant ; ils reçoivent en général peu de conseils de la part des professionnels de l’hôpital. Il semble que le problème soit moins important à l’hôpital Brabois enfant de Nancy.

 

Les parents disent avoir peu d’information concernant la douleur. Dans tous les cas, c’est l’anesthésiste de l’hôpital qui doit donner des informations aux parents et à l’enfant sur le type de médication existante (morphine, codéine…).

 

Au sein de l’unité hospitalière, le cadre infirmier joue également un rôle important notamment au moment de l’accueil. Il informe les parents et l’enfant sur l’organisation du séjour. Il doit également évoquer le traitement de la douleur mais aussi le nursing.

 

Souvent, l’hôpital propose la sortie le vendredi. Il faut en général tenter d’éviter ce jour en raison du manque soins médicaux durant le week-end.

 

Le transport est souvent peu adapté (même en ambulance car les lits sont trop étroits) notamment pour les enfants opérés au niveau des hanches. Il est nécessaire de systématiquement demander une ambulance et de donner des informations sur l’état de l’enfant (notamment évoquer les difficultés de manutention). Certaines familles signalent également un problème d’accord de prise en charge pour le transport en fonction du type de contraintes liées à l’opération.

 

 

 

Réunion de parents : (le 28 juin 2003)

 

Personnes présentes : Six parents du SESSD de Thionville, Madame CHAUMONT (psychologue). Messieurs GERMAIN (médecin SESSD) et JENNES (directeur SESSD).

 

 

Au cours de cette réunion, Il s’agit d’évaluer les difficultés rencontrées lors de la prise en charge pré et post opératoire actuelle (manque d’informations, traitement de la douleur… ) et également de dégager les améliorations susceptibles d’y être apportées (renforcement du lien avec les partenaires, mise en place d’un protocole de prise en charge…).

 

Période post opératoire

 

Il est important que l’enfant souffre le moins possible. Cependant, le médecin du SESSD rappelle que la douleur ne doit pas trop être atténuée car des problèmes graves (infection, fracture…) peuvent être masqués.

Notons que souvent la douleur est consécutive aux contractures sous plâtre (notamment les enfants IMC). Il est alors nécessaire de prescrire un décontracturant (myorelaxant par exemple) plutôt que de donner un anti-douleur.

Le médecin confirme que la morphine peut être administrée en dehors du milieu hospitalier.

 

Avant le retour au domicile, il faut penser à l’endroit où restera l’enfant. Sachant que les passages de portes seront délicats (problème d’abduction de hanche), il est nécessaire de prévoir une pièce dans laquelle séjournera l’enfant.

 

Les familles pensent qu’il est nécessaire que le kinésithérapeute vienne dès le 1er jour du retour à domicile. Monsieur JENNES explique que cela est matériellement impossible. Il est important de prévoir ce retour à domicile en partenariat avec les membres du SESSD. En fonction de la date de sortie de l’hôpital, le Service organise toujours une visite dans les premiers jours sauf durant les périodes de fermeture du SESSD.

 

Les familles évoquent d’autres soucis auxquels ils ont été confrontés :

 

    o En cas d’opération au niveau des hanches, il faut savoir que l’enfant devra dormir sur le dos. Les parents et éventuellement l’enfant doivent en être informés et y être préparés.

 

    o L’installation postopératoire (avec puis sans plâtre) doit être pensée par l’équipe du SESSD et les parents. Certains parents sont très satisfaits du système de coussin en forme de fer à cheval réalisé par CORPOMED (il s’agit d’un coussin d’allaitement).

 

    o Un FR loué ou prêté par le Service est à prévoir.

 

    o Un lit médicalisé doit être prévu notamment pour les parents dont le dos est fragile.

 

   o Les personnes présentes confirment que porter l’enfant est particulièrement difficile en fonction de sa taille, son poids et également des capacités de manutention des personnes concernées. Il peut être important de faire le point avec le kinésithérapeute de l’enfant.

 

    o Il est nécessaire de prévoir un bassin et un urinal pour les besoins physiologiques concernés.

 

    o Il faut également prévoir quelques couches (grandes en raison du plâtre).

 

    o Il est nécessaire de penser aux habits que l’enfant portera (jogging large, fermeture à pression…).

 

    o Prévoir un arceau (pont) pour éviter que les draps reposent sur les jambes.

 

    o Prévoir une baignoire gonflable pour laver les cheveux.

 

   o Avant le déplâtrage, l’enfant doit passer une RX. Afin d’éviter trop de manipulations, les parents peuvent la prévoir à l’hôpital le jour du déplâtrage.

 

Avant de reprendre l’école (après l’opération), les parents doivent avertir le Conseil Général, Service des transport afin d’organiser un transport adapté Þ ambulance pour les enfants opérés au niveau des hanches.

 

L’installation à l’école doit être prévue par le SESSD et les parents: coussins, FR adapté, adaptation du plan de travail notamment pour les ordinateurs.

 

Conclusion

 

Comme nous constatons, la prise en charge péri-opératoire n’est pas facile à mettre en œuvre. Nous pouvons néanmoins en améliorer l’organisation en partenariat avec les familles.

Nous prévoyons d’établir une série de protocoles écrits mentionnant l’ensemble des éléments qui viennent d’être évoqués. Les parents concernés par une opération seront destinataires de ces fiches d’informations.